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19 novembre 2010 5 19 /11 /novembre /2010 09:13

Juste un petit dessin qui montre qu ' au début tout est dessiné . Je ne met pas de noir dans mes cases au départ . Je dessine juste au trait , et je ne place les ombres qu ' à la fin . Comme ça , le dessin ne " flotte" pas . Je suis certain que sous l ' aplat noir se trouvent , placés au bon endroit , tous les éléments ( ici les yeux , l ' oreille , etc. ... ) .

C ' est la même chose avec n ' importe quelle case .

Je précise néanmoins que je sais quasiment toujours à peu de choses prés ou seront placés les noirs . Grosso-modo , je décide de cela dès l ' étape du rough .

 

img100.jpg ,

 

( cette case est extraite d ' un nouvel album que je prépare actuellement avec Philippe Bonifay pour les éditions Glénat . 33 pages - sur 80 - en sont déjà réalisées  .

En paralléle , j ' avance bien-sur sur le second volet de " Gitans des mers " dont 22 pages sont déjà faites . )

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Published by Stéphane Duval
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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 15:08

 

 

 

Avec l ' ami Joub , à nos heures perdues , on s ' amuse vraiment bien . En témoigne cette petite vidéo ( ci-dessus ) qui pourra vous aider à égayer vos longues soirées d ' hiver .

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Published by Stéphane Duval
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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 09:48

Comme tous les ans je fais un dessin pour annoncer le marché de noel de Montfort/Meu ( en fait ce dessin sera décliné en " flyer" distribué dans toute la ville : commerces , etc... ) .

Le voici donc tout chaud , à peine terminé , non maquetté ( et j ' y joint le crayonné ) :

 

Montfort-marche-de-noel-2010-copie-1.jpg

 

crayonne-marche-de-noel-copie-1.jpg

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Published by Stéphane Duval - dans Logos
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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 12:55

Dés que c'est possible, je fais du dessin d'observation. On le sait, le dessin est surtout un travail de l'oeil et parfois il est bon de revenir aux fondamentaux ( comme on dit ).

 

Lorsque l'on dessine en Bande-dessinée, c ' est pour l'essentiel du dessin  "de tête"  et des automatismes (des "tics" de dessin ) finissent par arriver.

Pour pallier à ça, avec mon copain Nicoby ( " les ensembles contraires " chez Futuropolis ou " mes années bêtes et méchantes " chez Drugstore ), on a decidé d'aller aux cours de Modèles vivants de l'atelier du Thabord à rennes.

 

Pas évident : Il faut piger l'essentiel trés vite : les tensions , les lignes de forces ... Bref, du vrai dessin d'observation et académique. C'est éprouvant, ça demande une grande concentration car les poses sont bréves ( 1 à 2 minutes pour certaines, un quart d ' heure / 20 minutes pour les plus longues).

 

Ce travail est indispensable , car maîtriser l'anatomie permet ensuite d'exagérer les expressions et les positions pour se mettre le plus possible au service des intentions du scénario ( nous avons déjà vu tout ça au sujet de la perspective dans un article précédent).

 

D ' une maniére générale, maîtriser le dessin académique permet ensuite de se "lâcher" et de le transgresser .

Autre interêt de ces séances de poses : Ca rend humble. Il faut aller trés vite et accepter les erreurs.

Pas de repentir dans ce genre d'exercice.

 

Ci-dessous les dessins de notre premiére séance hier soir ...

 

atelier-du-thabord.jpg

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Published by Stéphane Duval - dans Croquis
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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 10:13

J'ai eu la chance il y a 15 jours de pouvoir discuter de narration et d'intentions avec les étudiants d'une école supérieure d'Arts appliqués à Nantes. Je leur ai expliqué comment tout doit être pensé au service de nos intentions lorsque nous élaborons une planche.

 

Pour eux donc - et pour ceux qui auront la gentilesse de me suivre jusqu'au bout de cet article - voici une petite autopsie d ' une page  de " Gitans des mers 1 " ( on peut également regarder le précédent article ) :

 

Case 1 : Début de séquence : Je plante le décor. Ici l'important est de montrer le quotidien du château. On ne voit aucun des principaux protagonistes. Chacun vaque à ses occupations : on fauche, on discute, on s'occupe des chevaux... C'est une case de transition qui nous mènera au lieu même plus précis où va se dérouler la séquence (qui débute donc à la case suivante).

 

Case 2 : Maintenant que nous avons présenté le décor dans lequel évolueront nos personnages dans les prochaines pages, on peux entrer à présent dans le vif du sujet.

Pour faire le lien avec la case précédente (et la suivante) j'utilise l'homme qui méne les chevaux en bas à droite de la première case (dans un endroit stratégique de la composition, où on ne peut pas le louper et qui nous conduira logiquement en case 2 ). En le suivant (et grâce à un angle de vue qui le permet), nous voyons que son attention (et celle du lecteur) est attirée par les échos d'une discussion qui provient du perron à l'arriére-plan. Ca y est: La véritable scène est en place !

 

Case 3 : L'homme aux chevaux ne nous interèsse plus : il quitte la scéne (et la page) sur la droite, alors que la caméra revient un peu sur la gauche (vers l'endroit d'ou vient le bruit de la discussion ). Des chevaux, on ne voit plus que les croupes et l'homme a déjà disparu définitivement de notre histoire (il n'a servi que de trait d'union).

 

La caméra est donc revenu en arriére vers ce qui nous interèsse : Qui parlait ? Nous le découvrons en voyant le châtelain et sa femme (enceinte) sortir de la maison et déboucher sur le perron (au passage, observons que leur apparition se fait en 2 temps : D'abord juste leur voix - case 2 - puis eux-mêmes - case 3 - ).

 

La scène peut réellement commencer.

 

(Notons qu'entre les 2 cases il a pu se passer quelques secondes, comme le montre cet homme qui sort de l'écurie à l'arriére-plan . C'est le temps qu'il a fallu au couple pour franchir les quelques mètres qui les séparaient de l'extérieur et à l'homme qui menait les chevaux de sortir de la case).

 

Case 4 : La caméra prend du recul car de nouveaux personnages vont arriver dans cette séquence .Elle n'est plus de profil par rapport au perron (vue la plus efficace pour suggérer le petit mouvement de caméra des cases 2 et 3), mais s'est élevée pour pouvoir voir arriver la roulotte au bout du chemin. Pour faire le lien avec la case précédente, la conversation entre le châtelain et sa femme (commencée case 2 ) se poursuit. Par contre, ce n'est plus eux le plus important pour moi (Je les ai déjà présentés). Je choisi donc un plan qui me permet aussi de ne plus les voir. Je ne montre ici que la roulotte qui arrive (la composition du dessin - et le chemin - me ménent à elle). Notons au passage qu'un second bonhomme est sorti des écuries depuis la case précédente. C'est important car ces 2 bonshommes, introduits discrètement (pour mettre l'accent sur les éléments vus plus haut), vont prendre de l'importance dans la suite de la séquence.

Dans cette page , je donne des informations au fur et à mesure, tout en leur donnant une hiérarchie en fonction de leur importance à tel ou tel moment de la planche.

 

Case 5 : La caméra s'approche des nouveaux arrivants et on se concentre uniquement sur eux. La transition se fait naturellement puisque l'arrivée de la roulotte a été amorcée en case précédente. Nous avons fait un simple zoom, mais pour se rapprocher des personnages, la caméra est revenue "à hauteur d'homme".

 

On est face à face à eux et ils arrivent sur nous.

 

 

Case 6 : Contrechamps (encore un mouvement de caméra, mais il n'y a que ça !).

 

Les personnages de la roulotte ont disparu, mais nous sommes à leur place : On voit ce qu'ils voient (plan subjectif). C'est à dire les 2 hommes sortis des écuries en cases 3 et 4 (les revoilà) et qui courent désormais vers eux (nous).

pour faire le lien avec la case précédente, la conversations entre les nouveaux arrivants se poursuit.

 

Et la suite, page suivante ... Et ainsi de suite, page après page... gitans-1---page-26.jpg

 

La bande-dessinée, c'est de la narration : Rien ne doit être mis au hasard et tout doit être au service des intentions. Prochainement, je mettrais des roughs pour être plus explicite.

Heureusement, les pages ne sont pas destinées à être disséquées de la sorte : On doit passer de l'une à l'autre sans y penser, naturellement, et sans savoir qu'un type y a pensé.


Sauf si ça vous intéresse... où qu'on voudrait soi-même raconter une histoire !

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Published by Stéphane Duval - dans Gitans des Mers
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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 09:05

Ci-dessous la page 18 du tome 1 de "Gitans des mers".

 

J'y joins le crayonné de la même page. J'apporte le plus grand soin à la réalisation de chaque étape de la planche, et les crayonnés sont très précis pour éviter les mauvaises surprises au moment de l'encrage.

 

Je vérifie quasi-systématiquement les perspectives en les prolongeant vers un point de fuite, comme ici celles de la roulotte.

 

Avoir une perspective exacte me permet de mieux m'en affranchir aprés. En effet, il m'arrive souvent  par la suite, de l'exagérer ou de la déformer pour mieux mettre en évidence mon propos (une vieille cabane bringueballante, une ruelle du moyen-âge ou une piece dans laquelle les murs ne sont pas à angles droits).

 

Je tiens également à donner du sens à tout ce que je fais. Dans la case 1, par exemple, le tronc d'arbre n'est pas seulement un élément de premier-plan, ce n'est pas un tronc d'arbre lambda : Il est noueux , déformé, torturé...  Il est le reflet de l'état d'esprit des personnages à ce moment-là. De plus il à du mal à grandir dans ce décor désolé comme les personnages ont du mal à avancer. Tout est fait pour les mettre en difficulté : pluie et boue. La ligne d'horizon est volontairement basse pour que la pluie soit plus présente, le ciel plus lourd.

 

gitans-1---page-18.jpg

Graphiquement, cela se traduit non pas par de simples gouttes de pluie, mais plutôt par des traits qui tombent comme des cordes et viennent frapper les personnages.

Les filles sont à l'intérieur (elles ne le resteront pas longtemps d'ailleurs). Du coup le héros parait protecteur : lui est dehors, bravant les éléments, faisant son possible pour les sortir de cette mauvaise situation. Néanmoins  c'est  dur pour lui : il est arc-bouté vers l'avant, tirant le cheval (qui lui-même tire la roulotte - et les filles - ).

 

Ici le personnage masculin veut mettre - à lui tout seul - tout ce joli monde à l'abri. On le verra plus tard, les filles l'y aideront : on comprendra ainsi à quel point ils sont unis tous les trois et qu'ils doivent être soudés pour survivre dans ce monde hostile (dont les éléments du décor - boue, pluie, végétation rachitique ou torturée - en sont les métaphores).

 

Avec cette page  débute une séquence dans laquelle s'entremêlent présent et flash-forwards (extraits de ce qui arrivera ultérieurement) . Cela a demandé une grande rigueur dans l'enchaînement des cases, des plans, etc. ...

 

Philippe Bonifay à une narration " adulte " qui demande de l'attention et qui par là-même, respecte énormément le lecteur.

 

C'est un vrai plaisir que d'essayer de tout mettre au service de ses intentions scénaristiques.

 

 

 

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Published by Stéphane Duval - dans Gitans des Mers
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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 16:06

En fin d ' année il y aura une exposition des planches originales de " Gitans des mers " aux archives départementales de Rennes ( avec aussi des roughs , des recherches , des pages du scénario ) . A cette occasion , j ' ai réalisé un visuel pour l ' affiche annonçant cette exposition . La voici , toute chaude , à peine terminée et non maquettée .

 

affiche-archives-web.jpg

Une carte postale sera déclinée de ce dessin .

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 10:03

 

Hello !

Une petite vidéo et deux photos au menu aujourd'hui, pour illustrer la première séance de dédicace organisée à l'occasion de la sortie de "Gitans des Mers" à la librairie rennaise "M'ENFIN".

  

 

dedicace-M-enfin.jpg

 Sous l'oeil bienveillant de Bécassine, j'ai passé un très bon après-midi, et revu des têtes familières, comme Patrice ce lecteur Brestois.

 

dedicace-M-enfin2.jpg

 

 


Une petite vidéo faite à mon insu (les appareils photos sont désormais tous équipés de caméra), pendant qu'une jeune journaliste en herbe essaie de me tirer les vers du nez.

 

 

A bientôt !

 

 

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Published by Stéphane Duval - dans Gitans des Mers
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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 17:33

Sur " Gitans des mers " j ' ai la chance d '  avoir les magnifiques couleurs de Meephe Versaevel . Je tiens néanmoins à ce que les pages se tiennent en noir et blanc . Et j ' adore travailler les éclairages comme dans la scéne ci-dessous :

 

noir-et-blanc.jpg

Il faut que cela s ' y prette . Ici cela renforce la complicité entre les personnages et surtout cela rend le capitaine pirate plus inquiétant en case 3 .

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Published by Stéphane Duval - dans Gitans des Mers
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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 14:09

Toujours dans "Gitans des Mers". A ce moment de l'histoire nous avons un personnage qui nous fait une évocation de ce qu'est la Piraterie. Cette séquence se situe elle-même dans un flash-back. Pour que la lecture à plusieurs niveaux se fasse au mieux, j'ai moi-même mis ces 3 cases en couleurs pour donner un rendu un peu différent .

 

page-62-,-partie-1

Je ne suis pas un spécialiste de Photoshop. Heureusement je peux toujours compter sur l'aide de Laurent Lefeuvre qui maîtrise parfaitement bien ce logiciel .

J'ai voulu donner un côté "couleurs directes" qui fassent  " illustrations" (comme on illustrait la Piraterie du temps de Wyeth). J'y suis allé franco sur l'hémoglobine car la violence et la mort sont synonymes dans un abordage (ou chacun lutte à mort pour sa survie).

 

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